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Publié le · Mis à jour le

Le système électoral

Le système électoral en vigueur en Israël est celui de la proportionnelle intégrale : le nombre de sièges au parlement (la Knesset) est calculé à la proportion du nombre de suffrages obtenus par chaque parti, ou chaque liste. Par exemple, un parti obtenant 10 pour cent des voix obtiendra en principe 10 pour cent des 120 sièges de députés que compte la Knesset, soit 12 sièges.

Le seuil d’éligibilité

Mais le calcul de la répartition des sièges à la Knesset n’est en fait pas aussi simple. Car il existe un pourcentage minimal de voix, en dessous duquel une liste de candidats à la Knesset ne peut pas obtenir de représentation. Ce seuil d’éligibilité est fixé à 3,25 pour cent des suffrages. Un parti obtenant 3,26 pour cent des voix sera représenté à la Knesset, et il obtiendra probablement 4 sièges ; un autre, qui n’aurait rassemblé que 3,24 pour cent des suffrages n’obtiendra aucun mandat de député…

La répartition des 120 sièges

Le calcul de la répartition des 120 sièges de la Knesset ne prendra en compte que ceux des partis qui ont franchi ce seuil. Ce qui laisse un nombre plus ou moins important de voix non comptabilisées, qui se répartissent entre les partis en fonction de règles complexes établies depuis plusieurs décennies, et qui favorisent en général les plus grands des groupes parlementaires. En outre, des accords sur l’attribution des surplus de voix sont en général conclus entre partis plus ou moins proches idéologiquement.

De l’élection à la formation du gouvernement

Une fois la répartition des sièges calculée et annoncée officiellement, débutent des pourparlers entre les différentes formations représentées, à l’issue desquels certaines se mettent d’accord pour recommander tel ou tel député, en règle générale un président de parti, comme leur candidat au poste de premier ministre. Ces recommandations parviennent au président de l’État. Ce dernier, en fonction du nombre de recommandations qui lui sont parvenues, charge le député qui lui paraît le mieux placé pour le faire de former une coalition gouvernementale.

Jamais dans l’histoire du pays un seul parti, ou une seule liste, n’est parvenu à obtenir à lui seul, ou à elle seule, la majorité absolue des sièges à la Knesset, soit 61 députés sur 120. D’où la nécessité de négociations, souvent âpres, entre les différents groupes parlementaires, pour qu’une coalition gouvernementale puisse se constituer. Une fois en place, un gouvernement dispose d’un mandat de quatre ans. Mais le plus souvent, les dissensions internes provoquent la chute du gouvernement, et des élections anticipées.

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