Le système scolaire israélien est organisé en plusieurs courants : public laïque, public religieux, haredi et arabe. La plupart des écoles haredies sont privées mais financées par l'État, à hauteur de 55 %, 75 % ou 100 % selon leur statut, en échange de l'enseignement d'une part équivalente du tronc commun (mathématiques, anglais, sciences, histoire).
Dans les faits, ces obligations sont peu contrôlées. Selon des études citées par l'Israel Democracy Institute, au moins la moitié des écoles haredies n'enseignent pas le tronc commun (estimation prudente), et 76 % des parents haredim de garçons déclarent que leurs fils n'apprennent pas l'anglais. Seule une petite minorité des écoles concernées a subi des réductions de budget.
Le débat oppose ceux qui veulent conditionner le financement public à l'enseignement du tronc commun, au nom de l'emploi et de la croissance, à ceux qui défendent l'autonomie éducative des communautés et demandent l'égalité de financement avec l'enseignement général.
D'autres questions sont en jeu : la gratuité de la petite enfance, le statut et la rémunération des enseignants, et l'enseignement civique.