Tendance
Droite.
Histoire
Le grand parti de la droite israélienne est arrivé pour la première fois au pouvoir en 1977. Il était alors dirigé par Menahem Begin, et il était parvenu à tirer profit de la crise du travaillisme israélien, au pouvoir sans discontinuité depuis l'indépendance du pays. Il devait ses succès électoraux, et c'est encore largement le cas aujourd'hui, au soutien des classes populaires, composées le plus souvent d'Israéliens originaires du monde arabo-musulman.
Depuis 1977, le Likoud a dirigé la plupart des gouvernements, à la tête de coalitions incluant le plus souvent les partis religieux, d'autres formations de droite mais aussi centriste voire de centre-gauche. Le pouvoir ne lui a échappé qu'à quatre reprises :
- 1992-1996 : gouvernement des travaillistes Yitshak Rabin puis Shimon Peres.
- 1999-2001 : coalition dirigée par le travailliste Ehud Barak.
- 2006-2009 : gouvernement du centriste Ehud Olmert.
- Juin 2021 - décembre 2022 : période du « gouvernement du changement », avec à sa tête Naftali Bennet et Yaïr Lapid.
Depuis sa naissance, en 1973, le Likoud a été dirigé par quatre personnalités : Menahem Begin, Yitshak Shamir, Ariel Sharon, Benyamin Netanyahou. Ce dernier règne sans partage sur le parti depuis son retour à sa direction, fin 2005.
Idéologie
Le Likoud se définit comme une formation d'inspiration « nationale-libérale ». Longtemps, il s'est distingué de son principal adversaire politique, le travaillisme israélien, par sa promotion du libéralisme économique, puis, surtout, par son opposition aux concessions sur les territoires conquis en juin 1967. C'est pourtant le gouvernement de Menahem Begin qui avait signé, en 1979, les accords de paix avec l'Egypte, en dépit d'ailleurs de l'opposition de bon nombre de parlementaires Likoud.
Mais après avoir mis en œuvre le retrait de la bande de Gaza (2005), le premier ministre Ariel Sharon, confronté à la fronde de la majorité des membres du parti, a quitté le Likoud, en établissant avec ses fidèles une formation centriste, « Kadima ». Depuis, le Likoud, sous l'influence notamment de militants liés au mouvement des implantations, prône ouvertement l'annexion des territoires de Cisjordanie, ou Judée-Samarie. Cette évolution idéologique le positionne plus à droite qu'auparavant.
Nombre de sièges dans la Knesset actuelle
32, auxquels se sont ajoutés 3 des 4 députés du petit parti « Tikva Hadasha » de Gideon Saar, élus sur la liste « Hamahaneh Hammalakhti » menée par Benny Gantz.
Estimation des sondages
Entre 18 et 30 sièges. La plupart des instituts lui accordent autour de 20 mandats.
Principaux candidats
Le premier ministre Benyamin Netanyahou, également président du Likoud, est naturellement le numéro un de la liste. Cette dernière est composée de candidats élus dans le cadre des élections primaires, auxquelles tous les membres du parti pouvaient prendre part, ainsi que de personnalités directement désignées par Netanyahou.
Élus lors des primaires, on retrouve notamment, en bonne place :
- Eli Cohen, ministre de l'énergie et des infrastructures.
- Amir Ohana, président de la Knesset.
- Yariv Levin, ministre de la justice et promoteur de la « réforme judiciaire ».
- Miri Regev, ministre des transports.
- Yoav Kicsh, ministre de l'éducation.
- Ofir Katz, président du groupe parlementaire.
Places reservees directement par le président du Likoud:
- Israel Katz, ministre de la défense.
- Gideon Saar, chef de la diplomatie.
- Talik Gvili, dont le fils Ran avait été tué le 7 octobre alors qu'il défendait le kibboutz Kissoufim contre l'assaut terroriste du Hamas.
- Elisha Medan, issu d'une famille influente du sionisme religieux, héros de la guerre à Gaza (très grièvement blessé, il a dû subir une amputation des deux jambes).
- David Peter, juriste, fervent soutien de la « réforme judiciaire ».
- Yaakov Berdugo, avocat considéré comme l'un des principaux « porte-voix » du premier ministre dans les médias. Jusqu’à très récemment, il était commentateur politique sur la chaîne 14.