Israël ne connaît pas de séparation formelle entre religion et État. Le « statu quo » hérité de 1947 confie aux autorités religieuses le mariage, le divorce et la conversion, et encadre le shabbat, la cacherout et l'éducation religieuse.
Il n'existe pas de mariage civil : les mariages juifs sont célébrés sous l'autorité du Grand-rabbinat. Les couples qui ne peuvent ou ne veulent pas se marier religieusement se marient souvent à l'étranger, mariages que l'État enregistre ensuite. Les transports publics s'arrêtent en grande partie le shabbat.
En juillet 2026, la Knesset a adopté deux textes importants : le 13 juillet, une Loi fondamentale qui fait de l'étude de la Torah une « valeur fondamentale » de l'État ; le 15 juillet, une loi qui rend au Grand-rabbinat le monopole de la certification casher, y compris pour les produits importés, et abroge en grande partie la réforme de 2021 qui ouvrait cette certification à des organismes privés.
Les partisans du cadre actuel y voient la garantie du caractère juif de l'État et d'une pratique commune. Les partisans d'une libéralisation mettent en avant la liberté de choix, l'égalité entre les courants du judaïsme et pour les citoyens que le rabbinat ne reconnaît pas comme juifs, ainsi que l'effet du monopole de la cacherout sur les prix.
Les questions concrètes du scrutin : mariage civil, conversions, transports le shabbat, cacherout et financement des institutions religieuses.